La dépression mondiale, dont le coût s’élève à plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison.

Au travers d’enquêtes approfondies et d’entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l’émergence d’une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire.

Narré par l’acteur oscarisé Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l’Islande, l’Angleterre, la France, Singapour et la Chine. 

le Monde : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/11/16/inside-job-autopsie-d-une-crise-financiere-annoncee_1440771_3476.html

Libération : http://www.liberation.fr/economie/01012302670-inside-job-les-effets-specieux-de-la-finance


Regardez la vidéo INSIDE JOB

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Si la morale du film apparaît imparable (cette crise est le résultat d’une politique de dérégulation menée depuis vingt ans et assumée par républicains et démocrates, tous sous l’influence du lobby de Wall Street), la conclusion est à prendre avec des pincettes. L’auteur laisse entendre que la réponse de l’Europe en matière de régulation a été bien plus vigoureuse que celle des Etats-Unis. On aimerait le croire. La réalité est un peu différente. Si l’Europe a en effet été en pointe sur les questions de bonus et de taxe bancaire, Obama a lui tenté (et partiellement réussi) de séparer au sein des banques les activités de spéculation de celle de dépôts. Sujet totalement tabou en Europe.

 


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