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taste-the-wasteLa moitié de la nourriture part dans les poubelles. Que ce soit chez les producteurs, au sein des réseaux de distribution ou directement chez le consommateur, les déchets de nourriture représentent aujourd’hui des enjeux environnementaux, économiques et de solidarité majeurs. Pourquoi les boulangers produisent-ils systématiquement 10 à 20 % de plus que ce qu’ils vont vendre ? Pourquoi une orange fait-elle 2000 km pour atterrir dans nos poubelles ?

 


 

Le scandale du gaspillage alimentaire

La programmation que France 5 dédie cette semaine au thème du gaspillage débute avec ce documentaire sur l’immense gâchis dont nous sommes chaque jour les artisans. L’hyperconsommation est-elle une fatalité ? Existe-t-il des solutions pour manger mieux ?

Des poubelles qui regorgent de marchandises encore comestibles, des hypermarchés qui jettent des produits frais dont la date limite de vente permet la consommation pendant encore quatre à six jours, des tonnes de poisson ou de fruits et légumes qui finissent quotidiennement dans les broyeurs… En France, 21 % des aliments achetés sont jetés, ce qui représente 5,6 millions de tonnes de déchets alimentaires, soit 20 kg par an et par habitant. Un véritable scandale à l’heure où huit millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté. Qui est responsable d’une telle aberration ? Le consommateur, qui consomme trop et mal ? Les clients, qui exigent des produits calibrés, qui ne sont pourtant pas synonymes de qualité ? Le distributeur, qui, pour faire face à la concurrence, jette trop, y compris des aliments non périmés ? Comment est-on passé d’une culture du respect de la nourriture et de ceux qui la produisent (agriculteurs, pêcheurs) à des comportements d’hyperconsommation où l’on achète à tout-va et où l’on jette à tout crin ? Aujourd’hui, à tous les échelons de la chaîne de production alimentaire, le gaspillage semble être devenu une fatalité, voire édicté comme une norme de fonctionnement.

Des solutions commencent à émerger.Marie-Pierre Raimbault a enquêté sur ce gâchis à grande échelle, s’intéressant de près aux poubelles des familles, mais aussi à celles des supermarchés, des hôpitaux et des ports de pêche. Son constat est effrayant. Néanmoins, des solutions commencent à émerger ici et là, que ce soit dans les domaines privés et publics. Des associations d’insertion récupèrent ainsi des marchandises à Rungis ou sur les criées françaises afin de les redistribuer.

Aujourd’hui, des particuliers pensent que la révolution antigaspillage est nécessaire. En attendant une prise de conscience collective, iIs ont, en ce qui les concerne, déjà radicalement changé leur mode de vie, écœurés par les travers de notre société d’abondance.

 


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